Absentéisme Scolaire
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Il faut distinguer entre un absentéisme de confort (le samedi matin par exemple) et un absenteisme de strategie (absences aux DS) ou encore lié à des problèmes psychologiques ou sociaux, voire familliaux ou économiques. Une enquête de l'INSERM montre que l'assiduité scolaire diminue en fonction du nombre de redoublements ou encore en fonction des difficultés socio-familliales. De même certains élèves entrés dans la spirale de l'échec éprouvent une peur de l'affronter et sèchent les cours. Un rapport de février 2000 démontre que ce phénomène est plus marqué dans les milieux défavorisés, notamment dans les quartiers où la reprise économique n'a pas eu d'effets et où le chomage perdure malgré les diplômes . L'école perd ainsi de son sens.
L'accroissement des difficultés des familles ne peut donc qu'aviver le problème. Les solutions du BO 39 du 31/10/96, bien qu'à améliorer, ont le mérite d'exister. Au delà de la rigueur du contrôle ou de la qualité de celui-ci, les solutions envisagées doivent être éducatives et non répressives. La mise en place d'une équipe de suivi est très importante et doit associer non seulement les enseignants mais aussi les COP ou encore le personnel médico-social. Les classes relais aussi sont importantes de par la qualité du suivi qu'elles supposent et donnent d'excellents résultats. Dans certains cas l'internat peut aussi constituer une solution.
Au delà du signalement à l'IA dès les 4 demi journée d'absence non justifiées, c'est le dialogue qui doit ensuite prendre le relais, avec l'élève et sa famille bien entendu. Plusieurs expériences pilotes montrent que des dispositifs de prévention peuvent faire diminuer considérablement l'absenteisme.

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Un groupe de travail piloté par Luc Machard a rendu ses conclusions sur l'absenteisme scolaire : ils font état de 29 propositions sur l'absenteisme. Ce groupe de travail a analysé les moyens de lutte actuels et les a qualifié d'inefficaces et inéquitables. Ils proposent de supprimer le palier des 4 demi journées d'absence non justifiées par mois au profit d'une sensibilisation des parents. L'IA ne serait saisie qu'en cas de rupture de dialogue avec la famille. L'IA ferait ainsi suivre un module de responsabilisation parentale à la famille, mélant rappel à la loi et moments de parole sur les difficultés rencontrées par la famille. Sur le point de la sanction le groupe de travail n'est pas unanime : entre sanctions d'incarcération et sanctions financières (retrait d'allocations ou amendes).

La lettre de l'éducation 27/01/03

L'été dernier, l'idée d'une amende contre les parents avait provoqué un tollé. Le groupe de Machard avait proposé une sanction spécifique sur l'absentéisme scolaire qui soit 'symboliquement forte', mais il n'a pas tranché entre le délit ou la contravention. Par contre il prend clairement position pour l'abrogation du sysrème de suspension/suppression des allocations familialles (9000 familles/an concernées). La FSU s'est prononcée contre toutes sanctions pénales

Pour N° 85 - Janvier 2003


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